GIP de rénovation de Trappes-La-Verrière

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 //  DU GPV AUX PRU : LES RAISONS DU SUCCÈS ET LES NOUVELLES PERSPECTIVES

Après neuf années passées à la Direction du GIP de rénovation urbaine de Trappes-La Verrière, Jean-Sébastien Carage poursuit depuis février 2010, son parcours professionnel sur un autre site en rénovation urbaine.

Les projets de Trappes et de La Verrière déjà bien engagés, seront conduits avec l'appui d'un nouveau directeur.

Le territoire de Trappes et de La Verrière n’avait pas profité autant que les autres communes de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines de l’essor de celle-ci (1970-2002). Après une longue accalmie de construction, le territoire est entré en 2001 dans le dispositif « Grand Projet de Ville » (GPV). Il était  marqué par une forte spécialisation sociale, un retard d’urbanisation et un enclavement très pénalisant lié aux infrastructures routières (RN 10) et ferroviaires. Le Grand Projet de Ville a été prolongé et amplifié depuis 2005-2006 avec l’aide de l’ANRU et la mise en œuvre sur chaque commune d’un programme de rénovation urbaine (PRU) actualisé en 2009 (échéance prorogée en 2012). Ces programmes connaissent une avancée urbaine, humaine et économique exemplaire avec une forte amorce de changement d’image.

En quoi le changement est-il mesurable ? Quelles ont été les principaux atouts pour y parvenir ? Y a-t-il des marges de progrès ou de nouvelles perspectives?

L’axe stratégique était au départ de sortir du processus de spécialisation sociale et urbaine. Aujourd’hui, la diversification des logements à Trappes permet de passer de ¾ de logements sociaux à 2/3. La ville accueille de nouveaux habitants parmi lesquels des accédants à la propriété venus d’autres communes et profitant comme les Trappistes de la nouvelle attractivité de la ville.

La Verrière dispose d’un territoire et d’atouts environnementaux qui lui permettront un développement comparable, à condition de compléter la desserte de la ville aussi lacunaire que l’était celle de Trappes. L’image de marque de la Verrière demeure la très grande qualité de ses espaces extérieurs gérés par la ville et la qualité de ses équipements socioculturels. Trappes a complété son offre dans ce domaine et propose un cadre de vie dont la vitesse de transformation est citée en exemple.

Les atouts qui ont permis ce parcours sont évidemment pour une part importante des atouts financiers avec la mobilisation des dispositifs GPV et PRU. Mais, outre sa vitesse de réalisation, due à la capacité de décision des porteurs de projet, la rénovation urbaine sur ce territoire est marquée par son impact qui dépasse l’échelle de quartiers classés prioritaires.

L’un des atouts les plus forts demeure en effet la définition d’un projet à l’échelle de toute la ville.

Le deuxième atout « tactique » était de réaliser sans attendre, ce qui pouvait l’être en apportant des premières réponses provisoires aux habitants avant d’engager les opérations lourdes de restructuration.

Le troisième atout a été la mobilisation financière très forte des bailleurs.

Les objectifs de la rénovation sont réalisés à plus de 60% mais des marges de progrès dans les deux villes subsistent sur des secteurs clés : franges de la nationale 10, zone des Bécannes demeurant à urbaniser, quartiers gare, ZAC de l’Aérostat… Autant de projets en perspective dans lesquels les nouvelles préoccupations issues du Grenelle de l’Environnement seront prises en considération pour un développement durable.

Photo : Ville de Trappes

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